Le leader de Pastef-Les patriotes Ousmane Sonko a assuré, mardi, que sa formation politique, n’entend pas utiliser sa majorité parlementaire à l’Assemblée nationale pour déposer une motion de censure contre le nouveau gouvernement, malgré ses désaccords avec le président Bassirou Diomaye Faye sur la gestion de certains dossiers et sur la non participation de PASTEF à la nouvelle équipe.
“Si PASTEF le veut, ce gouvernement peut être censuré. Mais nous ne censurerons pas. Nous ne sommes pas son [le président Faye] adversaire, par patriotisme et pour l’intérêt supérieur de la nation”, a dit M. Sonko.
Il faisait une déclaration de presse cet après-midi en présence des ministres sortants, responsables de PASTEF parmi lesquels Daouda Ngom, Amadou Ba, Maimouna Dièye, Khady Diène Gaye, Birame Souleye Diop et des députés comme Ayib Daffé, président du groupe parlementaire de ce parti majoritaire ç l’hémicycle.
Le président de l’Assemblée nationale prévient, toutefois, que ”la cohabitation s’impose au chef de l’État”.
“Nous sommes obligés de cohabiter. Nous sommes là pour l’accompagner. Nous sommes condamnés à nous parler, à dialoguer en tant que responsables pour éviter une crise”, a-t-il dit.
Il a invité à placer les intérêts du pays pour rassurer les bailleurs et les investisseurs”.
“J’en appelle à la responsabilité et à un dialogue politique intelligent, ce qui n’empêche à chacun de poursuivre ses ambitions politiques”, a préconisé le leader de PASTEF.
Ousmane Sonko est, par ailleurs, revenu sur les motifs de la non participation de son parti au nouveau gouvernement, soulignant des désaccords avec le chef de l’État sur la gestion du pouvoir d’achat, de la dette, de la renégociation des contrats stratégiques et de la justice. [APS]